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Élections locales: la Chine intensifie son ingérence par l’IA selon la sécurité nationale

À l’approche des élections locales qui se tiendront le 28 novembre, des sources liées à la sécurité nationale mettent en garde contre ce qu’elles qualifient de « guerre de front uni par l’IA » menée par la Chine. Selon ces sources, les stratégies de manipulation observées lors de ces élections locales correspondent aux éléments révélés par des médias étrangers au sujet de documents issus de la société chinoise GoLaxy (中科天璣).
Ces documents montrent que la partie chinoise collecte de manière systématique des données sur les comptes en ligne et les registres de domiciliation des habitants de Taïwan. Elle utilise ensuite des systèmes d’intelligence artificielle pour répartir les Taïwanais en quatre catégories : les personnes intransigeantes, les personnes bienveillantes, les indécis et les personnes objectives. La propagande ou la narration d’attaque sont ensuite élaborées en fonction de chacune de ces quatre catégories (Audience Segmentation).
Les sources liées à la sécurité nationale distinguent quatre caractéristiques de cette “guerre d’influence”. La première consiste en l’élaboration de récits sur mesure, adaptés à chaque groupe cible. La deuxième repose sur la personnalisation et l’infiltration des « chambres d'écho », ces environnements informationnels où les opinions sont renforcées du fait de l'interaction avec des pairs les partageant. De faux comptes particulièrement réalistes affichent alors habituellement des opinions similaires à celles de leur public cible ; puis, lors d’événements précis, ils publient des propos extrémistes afin de créer de la division.
Selon ces sources, le troisième objectif est de réduire la volonté de participer à la vie politique. Les partisans de différents courants politiques sont ciblés par des récits dévalorisants. Enfin, le quatrième procédé consiste à fabriquer des informations pour attiser les controverses liées à diverses questions de société.
Les sources ont également indiqué que l’examen de la plateforme de réseaux sociaux Threads permettait de constater que de nombreux comptes, semblant appartenir à des Taïwanais, étaient en fait rattachés à des numéros de téléphone étrangers lors de leur inscription.



